lundi, avril 3 2006

Poutré

Bon ben finalement, c'est la NaSaLe qui va m'avoir... L'autre employeur ayant décidé de prendre "quelqu'un d'autre". Alors oui, ça me fait chier. Ca me fait chier car j'aurais aimé voir autre chose. J'aurais aimé m'investir ailleurs que dans une boîte IT, mais bon, il faut croire que c'est comme ça... A moi la NaSaLe et ses paradoxes énervants !

Bon, pour le coup, le paradoxe tient à l'absurde : je dois structurer une bibliothèque de contrat, sans avoir lesdits contrats. Embêtant pour créer un plan de classement. Je fouille un peu, je fais du social engineering, je questionne et pousse des portes du pied (tout ça en 3 jours), et j'ai un truc à peu près potable à proposer. C'est rapide, oui, mais d'une, je ne sais pas si je répond à la demande (comme toujours à la NaSaLe, l'expression de besoin est absconse), de deux, le fonds n'est pas énorme, et j'ai réussi à trouver tous les contrats que je voulais sur un répertoire partagé (alors que pour des raisons de sécurité, ils ne veulent pas me les donner... abrutis).

Mais bon, je bosse dans un open space, les gars sont sympas, l'assistante et la manager sont assez cool, finalement, et je fais 9h30-17h30. Que demande le peuple ? Des sous ? Oui, je vais en demander plus.

vendredi, mars 17 2006

Retour d'entretien

La NaSAle me propose un poste. Enfin un poste, je devrais plutôt dire une prestation. 4 mois m'avaient-ils dit. Ben non ce sera plutôt deux mois. Donc je suis niqué. Un mois de plus et je pouvais rêver des ASSEDIC, mais là même pas.

Pourtant, le discours est intéressant. Ya eu pas mal de trucs positifs : "j'ai besoin de ton expertise", "tu as le profil idéal, les RH poutrent leur mère" <- je transcris librement.

Oué youpi tout va bien.

La mission ? Je ne peux pas vous le dire, je signerais le cas échéant un NDA (Non Disclosure Agreement, en anglais dans le texte).

En gros, la mission consiste à faire en sorte qu'ils retrouvent leurs documents. En gros, c'est tout ce que je veux faire, une mission comme j'aime. MAIS. Car il y a toujours un mais dans cette boîte : ils ne savent pas où ils sont, ces documents. Ils ne savent pas qui travaillent dessus. Ils ne connaissent même pas l'étendue du sujet. Ca me troue le cul, vraiment. Comment arrivent-ils à faire du fric comme ça ?

Du coup, ça, ça veut dire que je devrai aller toquer de bureau en bureau pour savoir qui fait quoi, pourquoi, sur quoi. Excellent. VRP.

J'ai dit que je réservais ma réponse. Que j'avais une autre proposition par ailleurs, ce qui est faux, et que je leur donnerai ma réponse la semaine prochaine.

En dernier recours, la manager, une tueuse, m'a également proposé, si mon putatif autre employeur le permet, de venir juste un jour par quinzaine pour encadrer quelqu'un chargé du projet. Ce qui me botterait pas mal, en fait. Ca me permettrait de varier mon activité, et de m'essayer à la cadrure, la vraie, et voir si je serais ou non un connard à un tel poste. La curiosité m'étreint.

Et moi chuis deg.

mardi, janvier 24 2006

Ce soir...

C'est la quille !!!!!

A moi les chômage, les grassmat, l'argent facile et les femmes à foison !!! Hourrah !

jeudi, janvier 12 2006

Génération Précaire, bis

Aujourd'hui, à la NaSALe...

Mon collègue, F. : "Bapt, tu vas me manquer. Et d'ailleurs, je ne sais même pas comment on va faire quand tu seras parti... Je trouve ça ridicule, car il y a un besoin ! Ridicule que la boîte n'embauche pas"

Moi : "Tiens c'est marrant, plein de gens disent ça ! A croire que je me suis rendu indispensable ;)"

F. : "Tu sais, j'ai eu mes objectifs pour 2006. Je t'ai dit que j'avais eu un objectif d'équipe dont je ne voulais pas te parler tout de suite..."

Moi, intéressé : "Ah oui ?"

Il me sort une enveloppe de sa sacoche

F. : "Alors, voilà mes objectifs..."

Je vois des feuilles réalisées avec Powerpoint. Elles sont chartées, toutes composées, en partie droite, de cases à cocher pour l'évaluation qui interviendra en fin d'année et qui déterminera leur prime, et en partie gauche de deux cellules : Objectifs, et Moyens.

Sur l'une d'entre elle, l'objectif était : "Assurer la gestion documentaire", soit ce que pour quoi je suis formé.

Dans la case des moyens, il était indiqué, manuscrit : "Un stagiaire en gestion de l'information".

mercredi, janvier 11 2006

Aujourd'hui

Huit heures de réunion stérile, de décisions politiques et de flonflons.

J'amène un cahier pour dessiner.

Plus que 11 jours avant la fin...

mardi, décembre 20 2005

Oué ben des fois je trouve pas de titre

Prenez une grosse boîte de télécom. Remplissez-la de gens talentueux, payés plus que la moyenne (la politique de la boîte est de rameuter les meilleurs des meilleurs, chef !). Laissez mijoter quelques années, le temps que la sauce prenne.

Vous obtenez une boîte qui vit beaucoup (trop) sur ses acquis, et qui se fera bouffer dans dix ans, trop occupés que sont les gens à se tirer dans les pattes. Forcément, ils s'ennuient, alors ils se la jouent manipulation et desseins suprêmes pour passer N+1 avant l'autre. Bandecons.

Je ne rentre pas dans ce jeu, ça me gonfle. A choisir, je crois que, le 24 janvier, je serai chômeur.

Cet après-midi, je me suis dit "mais attend, si tu ne vas pas quémander un poste, il ne viendront pas te chercher". Mais aussi "le truc que tu as pondu, ils en sont fiers pour toi, toi non". Et encore "de toute façon, les postes qui te plaisent ne sont pas disponibles". Ce matin, j'ai appris que rien ne changerait avant 2 ans. Ils garderont leur truc infâme (un outil documentaire à la con) d'ici là, à le faire marcher à coups de patchs et d'expression de besoin. De quoi réfléchir. Etre responsable d'un truc bancal, aller voir des gens pour les inviter à rentrer leurs documents dans l'Intranet ?

Un jour, je vous dirai ce que veut dire "être dans la boucle". Vous comprendrez... que je n'y suis pas. C'est pathétique. Et démotivant.

Ce soir, je me suis surpris à éprouver du soulagement à la pensée de ne plus y travailler. L'après est du genre obscur, là est le soucis... mais ça vaut mieux que de finir aigri.

mardi, octobre 25 2005

Ayé ! Ahaha !

"Vous avez mal écrit vos références, c'est inadmissible pour un professionnel de l'information" Je suis bien d'accord.
"Vous utilisez un charabia difficilement compréhensible dans notre domaine" Mon mémoire étant pour l'entreprise ET pour la fac, j'ai privilégié l'entreprise.
"Vos références -encore- ne précisent pas les pages de vos lectures" ben oui, j'ai rien lu...
"Vous auriez pu apporter votre PC, nous ne sommes pas vos esclaves" EH OH, TU VAS FERMER TA GUEULE MAINTENANT !?!?

Je me suis fait casser par ma prof. Dans la mesure où elle ne lit pas ses mails, elle n'a pas pu avoir de version du mémoire à temps. C'est pourtant pas difficile de passer un coup de téléphone pour demander des comptes... Du coup, tout ce qu'elle aurait pu / dû me dire pendant la rédaction, elle me l'a dit pendant la soutenance. Je m'en sors bien.

Soutenance à peine préparée, il paraît que j'avais l'air dépressif et je parlais lentement. Ahaha. Je pensais "ouf c'est fini" en commençant ma démonstration...

C'est fini, je suis diplômable. Ils sont globalement contents de moi, j'ai fait amende honorable ("oh oui, vous avez raison, je me suis trompé ohlala").

Le principal, c'est que les gens dans la salle aient compris ce que j'ai fait pendant 5 mois. C'est ma grande satisfaction.

Et ce n'était pas la seule satisfaction de la journée... J'espère qu'il va appeler... je vous expliquerai.

samedi, octobre 15 2005

Vis ma vie corporate I

Ma chef / tutrice me l'avait dit : "tu seras là !" Soit.

J'ai donc interrompu mes vacances vertueuses car studieuses pour entrer dans les locaux d'un club d'affaires parisien. Pour une séance de coaching, ou je ne sais quoi, payé par la boîte.

J'entre. Hôtesses souriantes, bonbons sur le comptoir, je plonge la main dans le bol et me sert façon Poquelin, puis direction l'ascenseur. C'est au 5ème, bordel, je ne vais pas user les superbes Clarks que je viens d'acheter, d'autant que ça pique un peu, là, présentement.

Vestiaire dans le couloir, je pose mon manteau. J'avance vers le rai de lumière que j'avise au bout dudit couloir. Lumière magnifique, parquet impeccable, décoration goûtue, fauteuils à l'avenant, et tous mes collègues.

"Bonjour V."

V., c'est la communicante, celle qui a organisé cette petite sauterie. Une espèce en voie de prolifération : poule de luxe, bon chic bon genre, un P900 Pocket PC QTek sous Windows CE pour téléphone, trop maquillée, mais gentille quand même. Pour situer, elle ressemble à Lena Olin. Très cuir dans l'attitude.

Tout de suite, je remarque qu'on est pas là pour rigoler : mes collègues, d'habitude très à cheval sur le look, portent survet et baskets. Mazette, avec mes Clarks, je vais courir en claudiquant, je le sens. Les Clarks, c'est une torture à 105 € 10 heures après l'achat...

Un petit monsieur se présente à moi. Ca a l'air important de savoir qui c'est, alors je fais semblant de comprendre son prénom.

J'aurais dû me méfier. L'homme est fourbe.

1 heure après, j'étais en chaussettes à faire des exercices de rire. Oh. Ah. AhAhAH. Et tout le monde qui rigole. Gniii. Je fais semblant, je déteste. Je lui dirai à la fin : "c'est ridicule".

Exercices de confiance, soutenir le regard des autres, ne penser à rien (c'est pas nouveau pour moi).

Exercices de Yoga. Où je me rends compte que ma souplesse autrefois légendaire (sisi) souffre du poids des ans.

Exercices dans ta face, j'en ai marre je me casse. Ah non, on va manger. Déjeuner Traiteur, Galeries Lafayette, t'as pas grand chose à bouffer mais c'est bon. Je me fais du soucis pour A., j'ai peur qu'il tombe d'inanition. Il y a du vin. Tout le monde discute, pendant que moi je mange. Ca parle boulot, réussite personnelle, joie de la communication relationnelle. Soupir.

L'après midi, c'est Atelier Théatre. 2 équipes, un thème, vous avez 3 heures. Et ma foi, c'est complètement con, mais rigolo. Les deux équipes passent, où l'on voit que les rôles de la réalité sont repris par chacun des protagonistes. La chef reste la chef. Le chieur reste le chieur. Le toutou reste le toutou.

On enchaîne sur une séance bisounours, ou chacun doit écrire sur un papier au dos de ses collègue ce qu'il pense de lui en quelques mots. Evidemment, que des trucs bien. Pas de "relou", "difficile à vivre", tu sens mauvais", "boucheur de chiottes". Non Non. Moi j'ai eu droit à du "dynamique", "ouvert", "grande ouverture", "bon communiquant", "ton sérieux sous ton air tranquille" (ce qui peut se traduire par : t'as vraiment trop l'air d'un touriste), "ta jeunesse" (sic), et enfin "ton côté mignon". No comment, je ne sais absolument pas qui a écrit ça.

On finira par une séance de relaxation. Par terre, yeux fermés, bras écartés. Ne pensez à rien, ne faites qu'un avec le parquet, videz votre esprit. C'est long. Un peu trop. Assez pour que mon voisin s'endorme en douce.

La journée s'est terminé par un dîner dans un restau bien hype où l'on mange dans le noir. (je remarque que je rechigne toujours à citer les noms, alors que Google ne peut plus m'emmerder...). J'y reviendrais...

lundi, octobre 10 2005

Enfin

Il est 2h08.

Ma chérie dort derrière, et je viens d'envoyer une copie semi définitive de mon mémoire de stage à ma tutrice. Un mémoire de stage, c'est quoi ? Aucune idée ! J'imagine que c'est un mélange entre un rapport de stage et un mémoire. J'imagine donc aussi que je me suis légèrement planté. Pas grave, ça passera, comme le reste. Une partie théorique, une partie pratique, une pseudo problématique rappelée sans arrêt pour dire "mais sisisi, ce que j'écris là est vachement important pour ma démonstration ahah !". En fait je me contente de présenter un peu la Qualité et l'enjeu documentaire de la chose, puis mes réalisations (outil et audit). Je ne peux pas vous dire de quoi il s'agit plus en détail, c'est confidentiel pendant 3 ans. Eh oué.

Toujours pas signé de contrat, mais j'ai mis ça de côté pour le moment... je m'y intéresserai en temps voulu.

En attendant, ce n'est pas fini : je dois encore rédiger un cahier des charges (ça c'est chiant !) et faire deux fiches de lectures de bouquins que je ne compte pas lire.

Vive Internet. J'espère que ça ne se verra pas.

Sur ce, je vais rejoindre une belle endormie...