PARIS, 5 juil 2008 (AFP) - Le président Nicolas Sarkozy a affirmé que "désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit", samedi lors du Conseil national de l’UMP, en se félicitant de ce que la France était "en train de changer" et cela "beaucoup plus profondément qu’on ne le croit".

"Pourquoi fait-on de la politique ’ (...) Pourquoi postule-t-on à des responsabilités premières dans un pays ou à la tête de l’Europe, si ce n’est pour résoudre les problèmes ’", s’est interrogé le chef de l’Etat, également président en exercice du Conseil européen durant le second semestre 2008. "Moi qui ai été élu pour agir, j’ai été élu pour conduire une politique sans précédent dans notre pays", a assuré M. Sarkozy. Selon lui, "la France est en train de changer. Elle change beaucoup plus vite, beaucoup plus profondément qu’on ne le croit". "Désormais, quand il y a une grève en France, plus personne ne s’en aperçoit", a-t-il affirmé, sous les applaudissements des quelque 2.000 cadres et conseillers nationaux du parti majoritaire. "Désormais, on peut dire que le problème de la France, c’était qu’on ne travaillait pas assez, alors que le monde ne nous attend pas. On peut réformer profondément les 35 heures, désormais on peut faire la politique pour laquelle on a été élu", a-t-il insisté.

Don't act : la manifestation coordonnée n'est plus entendue depuis Jean-Pierre - ce n'est pas la rue qui décide - Raffarin. Peut être est-ce la conséquence de l'alternance : puisque les politiques seront remplacés, autant faire vite et ne pas s'occuper de la rue... La sanction se fera de toute façon par les urnes. En attendant, si ce moyen d'expression qu'est la grève est vidé de son utilité, que nous reste-t-il ?...